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Il était une fois le pashmina : voici l'histoire du cachemire

Pour célébrer la fin de cet extraordinaire été indien, Princesse Moghole vous emmène… en Inde !

C’était en 2012 et dans ma quête du cachemire le plus fin au monde, je m’étais retrouvée dans l’Himalaya, aux confins de l’Inde, de la Chine et du Pakistan…

L’État du Jammu et Cachemire se situe à l’extrême nord de l’Inde : à l’ouest le Cachemire musulman, à l’est le Ladakh bouddhiste. La zone est une poudrière géopolitique depuis la partition : L’Inde, le Pakistan et la Chine s’en disputent les frontières.

“On voyage pour que les choses surviennent et changent ; sans quoi on resterait chez soi.”
Nicolas Bouvier

Certains moments sont uniques, comme de se retrouver à 4500m d’altitude en compagnie d’un bébé chèvre pashmina ❤️
C’était en 2012 et l’aventure Princesse Moghole commençait…

Srinagar est la capitale du Cachemire indien. Nichée dans une vallée au pied de l’Himalaya, elle s’étend autour d’un lac, le Dal lake.

Le Dal lake est le coeur et le poumon de Srinagar, théâtre d’une vie lacustre très intense.

Les britanniques se réfugiaient l’été à Srinagar afin de profiter de sa fraicheur. Ils ont construit les houseboats sur le lac Dal, pour contourner l’interdiction qui leur était faite de posséder des terres.

Cultivés dans les jardins lacustres, les légumes sont ensuite vendus à l’aube aux détaillants.

Et la vie s’écoule au fil de l’eau… 

Les empereurs moghols considéraient Srinagar comme leur Eden et y ont construit de magnifiques jardins.

Les Kashmiri sont les dignes descendants des moghols, qui arrivèrent d’Ouzbékistan au 16ème siècle.

Ils sont fiers de leur indépendance d’esprit et pratiquent pour la plupart un islam basé sur le soufisme.

N’allez pas dire à un Kashmiri qu’il est indien : il prendrait cela comme une insulte !

Tandis que l’Aïd musulman approche, les familles achètent des moutons pour le sacrifice.

Les étals fleurissent…

Et Srinagar est plongée dans l’effervescence des préparatifs.

En kashmiri “pashmina” signifie or doux. Il est soigneusement pesé au gramme près.

Il est filé à la main par les femmes, dont la dextérité est sans égale.

Voici ma première rencontre avec Féroz, qui tisse vos pashminas. Vous voyez la signature en F qui figure peut-être sur votre étole ? C’est lui.

Les maîtres brodeurs au travail : c’était en 2015 lors du tournage de la vidéo. Qui aurait cru qu’elle ferait le tour du monde, en dépassant allègrement le million de vues ?

Le kani châle est l’ancêtre du jacquard, à une époque où tout se faisait à la main. Le motif est pixélisé et l’artisan compte soigneusement les fils de chaque couleur. Des mois, voire des années de travail !

Il est temps de quitter le Cachemire pour le Ladakh. La route est spectaculaire et très dangereuse, étroite et bordée par des précipices parfois hauts de 1000m…

Même si Lamayuru n’est séparé de Srinagar que par 183 km, on sent tout de suite qu’on pénètre un autre monde.

Ici commence le Ladakh, ancien royaume bouddhiste perché au milieu de montagnes arides.

Leh est la capitale du Ladakh. Située à 3520m elle demande une acclimatation à l’altitude, gare à l’essoufflement après quelques pas !

Les ladakhis pratiquent un bouddhisme tibétain.

Dans un monastère bouddhiste la circulation se fait toujours dans un seul sens, celui des aiguilles d’une montre.

Le Ladakh est parsemé de magnifiques monastères perchés sur des affleurements rocheux.

La société traditionnelle ladakhie est un exemple en matière de respect de l’environnement. Malgré des conditions de vie extrêmement dures, les ladakhis parviennent à être auto-suffisants.

Si le pashmina est si fin, c’est qu’il est obtenu à très haute altitude à 5000m. A titre de comparaison le cachemire de Mongolie est obtenu entre 1500 et 2000m d’altitude

Le pashmina le plus fin est réputé provenir des hauts-plateaux tibétains du Changtang. L’hiver, les bergers mènent les troupeaux à plus de 5000m puis redescendent l’été sur les rives du lac Tso Moriri.

Les bergers nomades Chang-Pa élèvent traditionnellement les troupeaux de chèvres Pashminas, ainsi que des moutons et quelques yaks pour équilibrer le troupeau et favoriser sa survie.

C’est une vie très rude, les températures peuvent atteindre -50 degrés et l’ensoleillement est extrême, mais c’est le prix à payer pour obtenir le pashmina le plus fin.

Korzok, sur les rives du lac Tso Moriri, est l’un des villages habités les plus hauts du monde, avec une altitude de 4595m.

L’été les Chang-Pa rejoignent les rives du lac Tso Moriri et la saison de la récolte du pashmina bat son plein.

Les chèvres seront soigneusement peignées pour récolter le duvet superflu : nécessaire à leur survie lorsqu’il fait -50 degrés, il s’avère beaucoup trop chaud sous le soleil !

La production de pashmina est restée totalement artisanale et respectueuse de l’environnement, elle ne représente de ce fait que 0,5% de la production mondiale de cachemire.

Cachemire d’exception, le pashmina est aussi le seul cachemire vraiment éco-responsable.
N’oubliez jamais qu’il vous a été offert par une petite chèvre de l’Himalaya, tandis qu’il assurait un revenu à toutes les familles qui ont contribué à la fabrication de votre étole ❤️

Réédition d’un pashmina vintage

On fait parfois des rencontres surprenantes sur internet, moi j’avais rencontré un châle. Il était vintage, avait été vendu d’occasion des années auparavant et j’avais instantanément regretté de ne pas avoir croisé sa route au bon moment.

pashmina vintage

Le point de broderie était très particulier, je n’en avais jamais vu de tel sur un pashmina. J’ai découvert plus tard que cette broderie était originaire de Lucknow, qu’on l’appelait chikankari et qu’elle ornait de fines toiles de coton ou de georgette de soie.

broderie chikankari

Puis je l’ai recroisé dans un livre. Cette fois c’était un shahtoosh vintage, datant du 19ème siècle, exposé au city palace de Jaïpur avec la collection de pashminas du Maharajah.

Shatoosh ancien brodé conservé au palace museum de Jaipur

Il faut bien certains avantages à collaborer avec les artisans brodeurs les plus talentueux du monde, j’ai donc demandé à réaliser une réédition dans l’esprit de ces pièces prestigieuses. Les premiers essais sont un peu surprenants mais l’esprit est bien là…

essai de point de lucknow sur un pashmina

Puis vient le moment de découvrir la pièce : magnifique ! C’est une étole tissée en fin pashmina pour garder le même esprit, brodé d’un motif à mi-chemin du neem et hashi dar, dans ce fameux point de Lucknow mais avec tout le savoir faire des kashmiri : la broderie est si souple qu’elle se fond dans le pashmina !

Pour la petite histoire il paraît que le brodeur a trouvé l’exercice si difficile qu’il a expressément demandé à ne point en réaliser d’autre !

Je vous laisse apprécier… Bientôt en ligne sur l’e-shop avec plus de photos !

réédition d'un pashmina vintageexceptionnelle réédition d'un pashmina vintageréédition d'un pashmina vintage brodé au point de lucknowréédition d'un pashmina vintage

MARY BLANC,  disponible sur le e-shop ♡

Mais quel est ce parfum qui s’échappe de mon colis ?

Elle est là, vous venez de recevoir votre commande Princesse Moghole. Mais quel est donc ce parfum qui s’échappe du colis ?

Cette fragrance signature est exclusive et a été conçue spécialement pour l’univers de la marque Princesse Moghole.

La formule se veut totalement naturelle, composée d’huiles essentielles sur une base de lavande et de bois de cèdre – sélectionnés pour leurs vertus anti-mites – auxquels viennent s’adjoindre fleurs et épices des jardins moghols.

Fermez les yeux, vous voici transportés dans le jardin de Pari Mahal qui surplombe le Dal Lake à Srinagar…

jardins moghols à srinagar : le parfum cachemire

parfum cachemire : parfum à base d'huiles essentielles naturelles

sachet parfumé pour l'armoire

Slow fashion : le restaurateur de Pashminas

Si les pashminas sont des trésors qui se transmettent de génération en génération, il semble bien évident qu’ils ne seront pas jetés au moindre accroc. Ils sont alors confiés au restaurateur…

Une petite pièce au premier étage d’une maison de la vieille ville de Srinagar. Patience et doigts de fée sont à l’honneur pour un ouvrage d’une minutie infinie : le temps s’écoule différemment au Kashmir. Un exemple à suivre, à l’heure où l’Occident est obligé de conceptualiser la “slow fashion” pour parer aux excès de la société de consommation… ( Slow fashion et Pashminas feront l’objet d’un prochain article 😉 )

le restaurateur de pashmina à srinagar : slow fashion

C’est un châle richement brodé. Il a demandé plus d’un an de travail et le délicat pashmina écru naturel de la bordure a été déchiré. Les fils de pashm sont alors récupérés et patiemment ré-inserrés dans la trame pour reproduire le motif de l’armure du tissage.

réparer un pashmina en cachemirerepriser un pashmina repriser un pashmina déchiré

Mais ce n’est rien au regard de l’ouvrage qui l’attend : un shahtoosh ancien qui a bien souffert des outrages du temps… 😱

shahtoosh ancien trouévrai shahtoosh ancien très abimé

La broderie : Les petits brodeurs de Bombay

Savez-vous que bien des robes brodées, qui cette semaine fouleront les catwalks de la fashion week parisienne, sont nées à des milliers de kilomètres de là, par morceaux, dans les ateliers de broderie de Bombay… ?

Bombay s’est imposée comme le centre de la broderie en Inde et compte environ 100 000 brodeurs. Ces hommes, de confession musulmane exclusivement – ce savoir-faire ayant été importé de Perse par les grands moghols – quittent familles et région natale du Bengale ou de l’Uttar pradesh pour venir s’entasser dans des ateliers surchauffés où ils travaillent – 14h par jour- , mangent et dorment. Car malgré les merveilles qui naissent sous leurs doigts, le métier de brodeur n’est pas considéré en Inde, et leur statut des plus précaires. Ces hommes déracinés rêvent d’un avenir différent pour leurs enfants, et sont bien loin d’imaginer le but final de leur travail, l’Inde étant noyautée par la culture du “middle man”, ces cascades d’intermédiaires et de sous-traitants qui prélèvent des commissions prohibitives. Quel contraste avec les conditions de vie de mes brodeurs à Srinagar, qui travaillent chez eux et exercent un art reconnu par leur culture !

Bombay broderie haute couture

A l’occasion de la fashion week, ARTE présente une série de documentaires sur des savoirs-faire artisanaux d’exception, et dresse notamment le portrait de Maximiliano Modesti, fondateur  des Ateliers 2M à Bombay qui brode pour les plus grands du luxe, et milite passionnément pour la reconnaissance du métier de brodeur en Inde.

“Au fil du monde, l’Inde” / ARTE, samedi 30 octobre à 15h

Ou en ligne :

A lire pour en savoir plus : Les indiens, petites mains du luxe, Le monde.fr

Carnet de voyage #6 DELHI-PARIS, C’est fini !

C’est fini !

Avant le retour, quelques instants de détente dans mon hôtel préféré (au monde !), The Imperial Delhi   en compagnie de la bible du pashmina : Pashmina, The Kashmir Shawl and Beyond, de Janet Rizvi. Disponible en anglais uniquement cet ouvrage de référence est extrêmement complet et actuellement en cours de réédition pour y inclure un chapitre sur le jeune et tout nouveau pashmina ladakhi…

The Imperial, Delhi, un concentré de luxe colonial

Détente au bord de la piscine de l'Imperial Delhi

Pashmina, the kashmir shawl and beyond by janet rizvi

Carnet de voyage #5 LEH, le pashmina Bio ladakhi

Les ladakhis ont toujours été traditionnellement des bergers. Depuis  que la Chine a la main-mise sur le plateau tibétain, ils sont les principaux pourvoyeurs du pashmina, tandis que leurs voisins du Kashmir le transforment et le tissent. Les bergers nomades Chang-Pa en revanche, répugnent à travailler le difficile et délicat duvet de “pashm”, privilégiant laine de mouton et laine de yak pour leur usage personnel.

chang pa nomade tissant la laine d'agneau

Mais les choses changent petit à petit. Depuis une dizaine d’année les ladakhis transforment et tissent le pashmina. Une démarche solidaire,  à leur image, pour un produit naturel et bio. Au Ladakh le pashmina est une affaire de femmes, qui leur apporte formation et revenu. Le filage se fait à la main, dans les maisons pendant la longue saison d’hiver et le tissage dans des unités de production spécialisées.

femme ladakhi tissant le pashmina

Nous avons choisi de travailler avec Sonam Chorol, qui a fondé l’unité de tissage “Superb Ladakh” en 2008. Un défi pour cette mère célibataire qui emploie maintenant 16 femmes et en a formé plus de 25.

sonam chorol a fondé superb ladakh en 2008

 

Le pashmina Bio ladakhi est entièrement naturel, filé et tissé à la main. Le fil est plus épais que dans le cas du pashmina kashmiri, et le produit tissé plus épais et plus “brut”. Il se décline en 3 teintes naturelles, qui correspondent aux couleurs naturelles du pelage de la chèvre : écru, beige et gris et compte tenu du processus entièrement naturel et exempt de produits chimiques, il n’est pas rare, par exemple, de trouver sur le châle des traces du marquage de la chèvre sous forme de couleurs résiduelles rose ou bleu…

Le Pashmina Bio ladakhi : très bientôt en vente sur le site…

les 3 couleurs naturel du duvet de pashmina

Carnet de voyage #4 LADAKH, le berceau du Pashmina…

Tout au nord de l’Inde, à la frontière avec la Chine, cet ancien royaume de culture bouddhiste tibétaine est le berceau du pashmina, le cachemire le plus fin et le plus ancien au monde…

Coupé du monde pendant de longs mois par les rigueurs du climat, le Ladakh a développé une culture fondée sur l’entraide et le respect de l’environnement, réussissant une quasi-autosuffisance : ils auraient beaucoup à nous apprendre ! L’âme du bouddhisme tibétain imprègne la région et est palpable partout : le dalaï-lama y séjourne d’ailleurs actuellement pour dispenser ses enseignements à la population.

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Cette terre est la patrie du pashmina,  puisque les chèvres changra y sont élevées pour leur duvet depuis des siècles par les nomades. Contrairement à la Chine où l’exploitation intensive des fermes cachemire, accentue irrémédiablement la désertification de la région, produisant une catastrophe écologique sans précédent, l’élevage des chèvres au Ladakh se fait de façon traditionnelle et dans le respect de l’environnement : en réalité cette production complètement artisanale représente moins de 1% de la production mondiale !

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Le Ladakh est une destination prisée des touristes occidentaux, tant pour la magnificence de ses paysages d’altitude que par l’extrême bienveillance de l’accueil de sa population. Rien ne ressemble au Ladakh ❤️

Difficile dans ces conditions,  de résister à l’appel de la montagne et de ne pas partir trekker sur le toit du monde… Mais ce ne sont pas des vacances, je vous réserve une petite surprise… 😉

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Carnet de voyage #3 SRINAGAR : J’ai inventé le métier de mes rêves, acheteuse de pashminas brodés…

Il n’est rien de plus apaisant, que de regarder, confortablement installé sur le ponton de son houseboat, les shikaras glisser paisiblement sur le Dal lake…

Mais l’heure n’est pas à la contemplation, le programme à Srinagar est chargé…

 
ÉTAPE 1 = LE TISSERAND

Tout d’abord je dois voir Feroz, notre tisserand, pour lancer la production de nouveaux modèles rayés. Tout est soigneusement examiné. Quelle couleur monter sur le métier, quelle largeur, quel motif…

Les centimètres sont convertis en pouces et les couleurs en numéros selon la charte normalisée puis tout est soigneusement consigné en kashmiri sur le petit cahier de commandes. Rendez-vous dans 2 mois pour voir le résultat…
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ÉTAPE 2 = LA CHASSE AUX PASHMINAS BRODÉS PIÈCE UNIQUE

Ensuite vient mon moment préféré, la sélection des pashminas brodés, les nouveaux trésors qui viendront enrichir la collection de Princesse Moghole. Certains nécessitent plusieurs mois voire deux années de travail…

Les merveilles se succèdent sous mes yeux et je suis malheureusement obligée d’écarter ceux qui me paraissent trop chers. Je ne négocie jamais les prix, les artisans fixent eux-même le leur en fonction du travail réalisé, ce que je respecte complètement. Je fonctionne au coup de coeur, en me demandant qui sera l’heureuse destinataire de tant de travail et de savoir-faire. Mes yeux retombent sur une pièce que j’avais déjà remarquée l’année précédente, un châle bleu vert turquoise brodé d’une fine bordure or, un travail d’une finesse exceptionnelle. En entendant son prix je suis tentée de l’écarter une fois de plus, mais lorsque j’apprends l’histoire de ce châle je décide de la prendre quand même. Il ne mérite pas de rester dans la pile des rejetés. Il faut savoir que certains pashminas brodés resteront en stock des années, jusqu’à trouver leur propriétaire. Pas de soldes sur les pashminas brodés, la patience appelle la patience. Ce sont des trésors qui se méritent et le fruit de tant d’heures de travail ne sera jamais bradé par les kashmiri, mais précieusement gardé comme un capital. Une fois vendu il sera transmis de génération en génération.
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ÉTAPE 3 = LE MAITRE BRODEUR

J’avais rencontré Bachir il y a deux mois lorsque je cherchais un maitre brodeur pour lancer nos modèles exclusifs. Il fait partie des grands brodeurs, capables de tout broder même les pashminas les plus fins. Il termine d’ailleurs actuellement une « masterpiece » qui lui a demandé 2 ans de travail et est déjà vendue : sur le marché européen elle se négocierait dans les 7000€ ! J’avais d’ailleurs eu la surprise de découvrir qu’il était l’auteur de certaines pièces que j’avais acquises…

Pour le moment les modèles sont assez sobres : 3 designs, déclinés chacun sur 5 ou 6 pashminas de coloris différents. Le motif est tout d’abord block-printé sur le pashmina puis vient le moment du choix de la couleur des fils qui seront brodés : chacun donne son avis ! La commande est posée en haut de la pile. Il n’y a plus qu’à attendre le résultat… d’ici 2 ou 3 mois !
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En attendant, les nouveaux pashminas brodés pièce unique devraient être disponibles sur le site vers la mi-août. Si vous souhaitez être prévenus dès la mise en ligne, n’hésitez pas à nous contacter

Carnet de voyage #2 DELHI : On inspecte et on se prépare

Juillet n’est pas la meilleure période pour se rendre à Delhi. Les pluies ont commencé et la chaleur humide est étouffante : mais j’aurai de la chance, pas une seule goutte en 2 jours et demi.

C’est le temps de l’inspection : les modèles donnés à broder il y a 2 mois sont parfaits et la nouvelle qualité de réversibles double face très réussie. Elle se décline en 5 coloris : gris ardoise/gris perle, rouge/noir, beige/écru, bleu marine/noir, bleu vif/bleu marine. Maintenant il va falloir monter un prototype, le concept est tout nouveau.

Je rencontre un réparateur de pashminas vintages, il a une boutique dans Hauz Khas village. Il reprise les pashminas anciens pour les revendre et possède des pièces âgées de 150 ans en parfait état de conservation. Il récupère aussi des bordures brodées pour les insérer sur de nouveaux pashminas, sur commande. Il est passionné mais refuse que je fasse un article sur lui : il n’a pas confiance en internet…

Je récupère aussi la série d’étoles pashminas qui ont été teintes pour la prochaine collection de modèles brodés et m’envole pour Srinagar où les choses sérieuses commencent…

pashmina broderie main

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